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Des instruments historiques ?

Insula orchestra a une petite particularité : c’est un orchestre sur instruments anciens. Ceux que tu vas voir ne datent pas tous de l’époque de Mozart ou de Beethoven, mais ils sont fabriqués selon les méthodes d’alors. Car une trompette ou un cor n’a pas toujours ressemblé à celui qu’on a l’habitude de voir !

 

C’est la passionnante histoire de la musique : on modifie les instruments selon les besoins de la musique. Mais elle a aussi ses modes et ses goûts ! Un instrument peut être très populaire à une époque et, au contraire, complètement démodé des années plus tard. Dans ce cas, les compositeurs font moins appel à lui au sein de l’orchestre. Avec Insula orchestra, tu verras parfois des instruments rares, comme le cor de basset (qui, contrairement à son nom, fait partie de la famille des clarinettes !).

 

Un exemple célèbre : le violon

 

Il y a deux différences principales entre le violon ancien et le moderne. Le premier a des cordes faites en boyau séché (de mouton, principalement) et un archet convexe (dont la forme est tournée vers l’extérieur, comme un arc). Le second, lui, a des cordes en métal et un archet concave (plié vers l’intérieur).

 

Et la trompette ?

 

La trompette ancienne est dite « naturelle » parce qu’elle n’a pas de pistons. Ceux-ci sont apparus il y a 200 ans, vers 1815, et ont révolutionné cet instrument alors un peu démodé.

 

La trompette est composée d’un tuyau : en modifiant la longueur de celui-ci, on joue sur la hauteur du son. Avant cela, le musicien changeait de note en contrôlant son souffle et en faisant vibrer l’air en ses lèvres. Cela demandait des années d’entraînement ! Surtout, certaines notes restaient très difficiles à atteindre.

 

L’arrivée du piston va changer tout cela. Son principe : il permet d’allonger, comme la coulisse du trombone par exemple, le tuyau qui compose l’instrument et donc de jouer une note plus grave ou plus aigüe beaucoup plus facilement.

 

Ça change quoi ?

 

Cela change énormément le son ! Si on reprend l’exemple du violon, celui d’un instrument moderne est plus puissant et maîtrisé. Les possibilités de jeu s’élargissent, notamment pour le vibrato et une précision accrue pour le musicien. On a souvent l’impression qu’un instrument moderne joue plus fort car il vibre plus. Le son d’un instrument ancien, lui, aurait plus de caractère. C’est ce qu’on appelle, en musique, la couleur.

 

Mais surtout, c’est un rapport complètement différent à la partition : on redécouvre les nuances demandées par le compositeur il y a plus de 300 ans ! En effet, pour s’adapter aux nouveaux instruments, on avait légèrement modifié les partitions dans leur édition moderne. Également, on change la taille des orchestres avec, souvent, moins d’instruments par famille.

 

La musique et les notes restent, bien sûr, les mêmes. Mais c’est un peu comme une pièce de théâtre écrite par Molière (1622-1673) : la langue n’était pas tout à fait la même à son époque. Son écriture et surtout sa prononciation étaient différentes. S’il allait aujourd’hui à la Comédie-Française, il serait sans doute surpris de la manière avec laquelle on récite ses pièces, et qui, pourtant, nous paraît complètement naturelle ! C’est la même chose en musique.

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