La première saison d'Insula orchestra s'ouvrira à l'automne 2012 avec la Grande messe en ut mineur de Mozart, que l'orchestre interprètera aux côtés du chœur accentus. Elle se poursuivra, au printemps 2013, avec un programme symphonique consacré à Mozart et Schubert.
Mozart, Messe en ut mineur
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Meistermusik K 477 (479a)
Messe en ut mineur KV 427
Julie Fuchs, soprano 1
Anne Hallenberg, soprano 2
Benjamin Hulett, ténor
Markus Werba, basse
accentus
Insula orchestra
Laurence Equilbey, direction
Meistermusik K 477 (479a)
Messe en ut mineur KV 427
Julie Fuchs, soprano 1
Anne Hallenberg, soprano 2
Benjamin Hulett, ténor
Markus Werba, basse
accentus
Insula orchestra
Laurence Equilbey, direction
Concerts:
|
21 novembre 2012, 20h30 |
Boulogne-Billancourt, Carré Belle Feuille |
|
|
23 novembre 2012 |
Issy-les-Moulineaux, Grande chapelle du Séminaire Saint-Sulpice |
captation Arte diffusion le 25 décembre à 19h |
Ce programme célèbre à la fois la mort et le retour à la vie à travers une des oeuvres religieuses les plus célèbres de Mozart, et une pièce d'inspiration maçonnique, la Meistermusik..
Le 4 janvier 1783, dans une lettre adressée à son père, Mozart s'excuse de ne pas avoir envoyé plus tôt ses voeux de bonne année. Récemment marié à Constance Weber sans l'accord paternel, il dit vouloir se rendre à Salzbourg durant l'été afin de présenter son épouse à sa famille. Cette lettre évoque également une messe encore inachevée, la Messe en ut mineur K 427, dont le Credo et l'Agnus Dei sont restés inachevés. Mozart reprendra néanmoins certains thèmes de cette messe dans sa cantate Davidde penitente. La Messe en ut mineur reflète l'intérêt que Mozart portait aux oeuvres de Haendel et de J.S. Bach. L'un de ses protecteurs, le Baron van Swieten, l'avait en effet encouragé à explorer ces créations majeures.
Composée deux ans plus tard, en 1785, la Meistermusik rappelle les liens forts qui unissaient Mozart à la franc-maçonnerie. Ecrite à l'origine pour une cérémonie d'élévation au rang de maître ("Meister"), elle a ensuite été reprise pour les funérailles de deux frères de loge de Mozart.
Pour interpréter ce programme, Laurence Equilbey s'est adjoint un magnifique quatuor de solistes : la soprano Julie Fuchs, encore toute auréolée de sa récente Victoire de la musique, la mezzo-soprano Ann Hallenberg, grande habituée des répertoires baroques et classiques, le jeune ténor mozartien Benjamin Hulett, et le baryton Markus Werba, dont le timbre brillant excelle dans tous les répertoires.
Le 4 janvier 1783, dans une lettre adressée à son père, Mozart s'excuse de ne pas avoir envoyé plus tôt ses voeux de bonne année. Récemment marié à Constance Weber sans l'accord paternel, il dit vouloir se rendre à Salzbourg durant l'été afin de présenter son épouse à sa famille. Cette lettre évoque également une messe encore inachevée, la Messe en ut mineur K 427, dont le Credo et l'Agnus Dei sont restés inachevés. Mozart reprendra néanmoins certains thèmes de cette messe dans sa cantate Davidde penitente. La Messe en ut mineur reflète l'intérêt que Mozart portait aux oeuvres de Haendel et de J.S. Bach. L'un de ses protecteurs, le Baron van Swieten, l'avait en effet encouragé à explorer ces créations majeures.
Composée deux ans plus tard, en 1785, la Meistermusik rappelle les liens forts qui unissaient Mozart à la franc-maçonnerie. Ecrite à l'origine pour une cérémonie d'élévation au rang de maître ("Meister"), elle a ensuite été reprise pour les funérailles de deux frères de loge de Mozart.
Pour interpréter ce programme, Laurence Equilbey s'est adjoint un magnifique quatuor de solistes : la soprano Julie Fuchs, encore toute auréolée de sa récente Victoire de la musique, la mezzo-soprano Ann Hallenberg, grande habituée des répertoires baroques et classiques, le jeune ténor mozartien Benjamin Hulett, et le baryton Markus Werba, dont le timbre brillant excelle dans tous les répertoires.
Mozart / Schubert : le sacre du printemps
Wolfgang AmadeusMozart (1756 – 1791)
Ouverture de « Lo sposo deluso »
Concerto pour piano n°23
Franz Schubert (1797 – 1828)
Symphonie n°5
Ouverture « Claudine von Villa Bella »
Kristian Bezuidenhout, pianoforte
Insula orchestra
Laurence Equilbey, direction
Ouverture de « Lo sposo deluso »
Concerto pour piano n°23
Franz Schubert (1797 – 1828)
Symphonie n°5
Ouverture « Claudine von Villa Bella »
Kristian Bezuidenhout, pianoforte
Insula orchestra
Laurence Equilbey, direction
Concerts:
|
19 avril 2013 |
Boulogne-Billancourt, Carré Belle Feuille dans le cadre des concerts du dimanche du Conservatoire |
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21 avril 2013 |
Puteaux, Vieille Eglise dans le cadre des concerts du dimanche du Conservatoire |
Quoi de mieux pour un nouvel orchestre que d'aborder, en premier lieu, une oeuvre de jeunesse?
La Symphonie n°5 de Schubert, achevée par le compositeur à seulement 19 ans, a toute la fraîcheur et le charme de cet âge. C'est une oeuvre brève, légère, qui doit beaucoup à l'influence de Mozart.
On y perçoit tour à tour, comme en filigrane, des thèmes des Noces de Figaro ou de la Flûte enchantée.
Après deux années presque exclusivement consacrées au Lied, Schubert a voulu faire la
part belle à la mélodie, notamment chez les bois. Il a également fait le choix d'un petit effectif – le plus petit de toutes ses symphonies –, presque chambriste à certains endroits (dans le second
mouvement par exemple).
C'est encore la légèreté, mais aussi l’épanchement, qui prévalent dans l'Ouverture de « Lo sposo deluso » de Mozart. Cet opéra, inachevé, est écrit sur un livret dont les personnages sont directement issus de la très colorée Commedia dell'Arte.
Le Concerto pour piano n°23, composé à la même époque sur la commande du Prince de Fürstenberg, fait montre de la même spontanéité, notamment dans le premier mouvement, écrit, selon Arthur Hutchings, « sur le ton de quelqu'un qui reprendrait une histoire amusante ». Le poignant second mouvement est une des pages les plus célèbres de Mozart.
Ce programme sera l'occasion d'une belle rencontre artistique avec le pianofortiste Kristian Bezuidenhout, virtuose du répertoire XVIIIème et Insula orchestra.
La Symphonie n°5 de Schubert, achevée par le compositeur à seulement 19 ans, a toute la fraîcheur et le charme de cet âge. C'est une oeuvre brève, légère, qui doit beaucoup à l'influence de Mozart.
On y perçoit tour à tour, comme en filigrane, des thèmes des Noces de Figaro ou de la Flûte enchantée.
Après deux années presque exclusivement consacrées au Lied, Schubert a voulu faire la
part belle à la mélodie, notamment chez les bois. Il a également fait le choix d'un petit effectif – le plus petit de toutes ses symphonies –, presque chambriste à certains endroits (dans le second
mouvement par exemple).
C'est encore la légèreté, mais aussi l’épanchement, qui prévalent dans l'Ouverture de « Lo sposo deluso » de Mozart. Cet opéra, inachevé, est écrit sur un livret dont les personnages sont directement issus de la très colorée Commedia dell'Arte.
Le Concerto pour piano n°23, composé à la même époque sur la commande du Prince de Fürstenberg, fait montre de la même spontanéité, notamment dans le premier mouvement, écrit, selon Arthur Hutchings, « sur le ton de quelqu'un qui reprendrait une histoire amusante ». Le poignant second mouvement est une des pages les plus célèbres de Mozart.
Ce programme sera l'occasion d'une belle rencontre artistique avec le pianofortiste Kristian Bezuidenhout, virtuose du répertoire XVIIIème et Insula orchestra.

